Grégoire Kueny
Professeur agrégé Education physique et sportive. Ancien instituteur
Auteur de "La famille est l'avenir de l'école" (F.X.Guibert 2000)
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Un livre très intéressant publié aux éditions de Fallois et du Rocher et qui montre dans un langage clair que la France est toujours sous influence marxiste, pour son plus grand malheur. Il montre comment une minorité organisée et déterminée réussit à s'imposer à une majorité molle, y compris en la terrorisant.
Il retrace l'influence de l'ex-URSS dans notre pays qui se poursuit encore de nos jours. La stratégie employée consistait à appliquer la doctrine de SUN-Zu (stratège chinois) : conquérir un pays sans livrer bataille en l'affaiblissant de l'intérieur, en le minant moralement et en diminuant ses ressources. Pour cela tous les moyens sont bons : désinformation, excitation des rivalités intérieures, infiltration des administrations par des agents de propagande, discrédit jeté sur les chefs par de fausses accusations...
Maurice Druon remarque avec justesse que Moscou invite les français à des attitudes totalement contraires à celles prônées en URSS. Sous le joug communiste on exigeait l'exaltation de la patrie, l'émulation dans le travail et l'interdiction des grèves. Tout le contraire de ce que le parti communiste français et son relais syndical la CGT appliquaient en France.
L'auteur note que l'Allemagne, qui n'a pas eu de parti communiste, a connu une économie florissante. (à suivre)
Publié par gregoirekueny à 09:23:43 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (0) | Permaliens
Mon combat contre la violence par Jean-Marie Petitclerc (Bayard 2005).
L'auteur, prêtre salésien, polytechnicien et éducateur spécialisé est actuellement responsable d'une association de prévention dans un quartier sensible. Je vous propose d'exposer les idées essentielles de l'ouvrage.
La violence vient d'un manque d'éducation, de la difficulté pour les adultes actuels à apprendre aux jeunes à réguler leur agressivité. C'est l'idée principale qui sous-tend toute la réflexion et l'action de l'auteur. Il s'inspire beaucoup de la vie de Don Bosco, pour qui la jeunesse est une chance pour la société.
Il distingue trois types de violences : La violence comme explosion émotive lorsqu'on n'a que ce moyen pour exprimer un profond mal de vivre, la violence comme cri quand on ne se sent pas reconnu et la violence calculée pour dominer ou dépouiller les autres.
Apprendre aux enfants à maîtriser leur agressivité est plus efficace que la prison.
Depuis les années 70, l'autorité s'appuie sur la crédibilité de l'adulte. « Les jeunes ont besoin de rencontrer des adultes qui vivent une réelle cohérence entre le dire et le faire. » Il ajoute que le « dire doit pourvoir orienter le faire » et que « si mon comportement n'est pas à la hauteur de mes principes, je dois être capable de m'en excuser et demander pardon. »
La famille.
Les familles actuelles ont tendance à constituer un petit nid douillet sans conflit. Certains parents pensent que « l'apprentissage du vivre ensemble » doit être remplit exclusivement par l'école.
Leur rôle :
Le Père doit marquer les limites. La jalousie entre frères et sœurs étant naturelle, les parents doivent apprendre à leurs enfants qu'il n'y a pas de risque pour lui à partager l'amour de ses parents. L'enfant a besoin à la fois d'être aimé et d'être confronté à ses limites. Expression de l'amour et transmission des repères sont nécessaires pour éviter que l'enfant ne sombre dans la violence. A deux c'est plus facile.
Comment aider les parents?
En revalorisant le rôle parental et en leur permettant d'exprimer leurs souffrances. Notre société doit se donner comme objectif de mieux aider les parents. Il souligne la difficulté de toucher les familles vraiment en difficulté qui se replient sur elles-mêmes. Il préconise le soutien d'un adulte (qui joue le rôle de tiers) qui a la confiance des parents et qui peut accompagner l'adolescent qui grandit.
L'école:
Elle secréte une violence institutionnelle, car les élèves en échec sont humiliés, ce qui engendre des comportements violents. L'échec scolaire sécrète de la violence, il faut donc à tout prix lutter contre.
Solutions : Instaurer un climat de confiance entre adultes et jeunes et permettre aux élèves d'exprimer leur mal-être. Il cite don Bosco qui affirme que chaque jeune possède des trésors cachés en lui et a des compétences que l'éducateur doit être capable de déceler. Il faut utilisr une pédagogie de la réussite. Il prend comme exemple les professeurs d'eps qui adaptent les difficultés aux possibilités des élèves. « Seule la mémorisation de la réussite antérieure peut donner le courage d'affronter la difficulté présente.»
Attitude à adopter par l'éducateur : être ferme, en restant à l'écoute.
Sanction
Prévention et sanction vont de pair. La sanction doit être cohérente, donc tenir compte de la gravité de l'acte. Il est indispensable de sanctionner à la première transgression (80% des jeunes mineurs sanctionnés dès le premier délit ne récidivent pas.). Un jeune a toujours une part de responsabilité dans les actes qu'il commet. Nécessité de mettre en place une justice de proximité. Respecter plutôt que tolérer. « Le respect c'est l'acceptation de la différence ».
Publié par gregoirekueny à 17:13:40 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (2) | Permaliens
"...Si l'homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu'un groupe d'hommes soit anéanti. Des décisions de ce genre furent prises par exemple sous le troisième Reich, par des personnes qui étant arrivées au pouvoir par des voies démocratiques, s'en servirent pour mettre en oeuvre les programmes pervers de l'idéologie national-socialiste qui s'inspirait des présupposés racistes. Des décisions analogues furent prises par le parti communiste de l'Union soviétique et des pays soumis à l'idéologie marxiste. C'est dans ce contexte qu'a été perpétré l'extermination des Juifs, de même que celle d'autres groupes, comme par exemple l'ethnie rom, les paysans d'Ukraine, le clergé orthodoxe et catholique en Russie, en Biélorussie et au-delà de l'Oural...".
Mémoire et identité Jean-Paul II Flammarion (p23 et 24)
Publié par gregoirekueny à 00:07:10 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (9) | Permaliens
Je vous propose dans les mois qui suivent de vous faire une synthèse, ainsi que de relever les points essentiels de quelques ouvrages.
J'ai commencé avec le livre d'hélène Merlin-Kajman, "La langue est-elle fasciste" (Seuil).
Quelques ouvrages dont je livrerai les idées principales :
"La France aux ordres d'un cadavre" de Maurice Druon.
"Mémoire et Identité " Jean Paul II
"Quand les catholiques étaient hors la loi" de Jean Sévilla
"Mon combat contre la violence" Jean-Marie Petitclerc
"Les mensonges de l'économie" J.K.Galbraith
"Le trésor des savoirs oubliés" Jacqueline de Romilly
"La désinformation par les mots" Maurice Pergnier
"La femme au temps des cathédrales" de Régine Pernoud
"Edmund Burke et la Révolution française" de Yves Chiron
"Historiquement correct" de Jean Sévilla
"La famille est l'avenir de l'école" Grégoire Kueny
"Pour que l'esprit ne meure" Dostoïevski
"La civilisation de l'occident médiéval" Jacques le Goff
"Cassie, du satanisme au choix de Dieu" Misty Bernall
Publié par gregoirekueny à 08:30:49 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (2) | Permaliens
Hélène Merlin-Kajman montre que pour la modernité, dans la langue se joue toujours de la domination.
Pour Barthes : Parler, c'est assujettir. C'est aussi « tricher la langue » et « pourrir le français pour qu'un jour la société française pourrisse ».
Précisons que la langue utilise un signifiant (symbole graphique ou acoustique ; lettres et mots) qui renvoie à un signifié (concept ou contenu sémantique). La chaise est le signifiant qui renvoie au signifié, un objet constitué d'une assise, d'un dossier et de plusieurs pieds et qui sert à s'asseoir.
La modernité veut faire de la langue un spectacle, « un leurre magnifique », « un théâtre de mots » purifiés du plan du signifié. Mais note l'auteur, « la logique ne s'apprend pas sans signifié ». Il s'agit de déconnecter le signifié du signifiant.
Les promoteurs de la modernité ont inspiré la politique de l'éducation (école, familles, centres de loisirs...). Leur but : investir l'école, maillon faible de l'Etat et la langue, maillon faible de l'école, pour subvertir la société. Les nouveaux pédagogues sont obsédés par l'idée que l'école doit devenir le lieu d'une redistribution de pouvoir, donc de la parole. Il faudra réduire les enseignants au silence (représentant au sein de l'institution d'un pouvoir) et « rendre » la parole, « la merveilleuse parole spontanée » aux élèves.
L'enseignant est contraint (par le système) d'enseigner la grammaire et l'orthographe afin de perpétuer une domination. Foucault disait en 1973 que nous nous sommes mis à détester « les maîtres », coquilles vides. Il faut la aussi déconstruire la grammaire.
En conséquence le régime traditionnel de la langue occidental est progressivement remplacé par une communication greffée sur la force animale des corps (tatouages, piercings, stimuli variés issus du langage informatique...).
En 1992 sortait une Grammaire française et impertinente dont le but est l'inversion des qualités de la langue classique (pureté, chasteté, civilité, rationalité).
L'auteur conclut son ouvrage par une belle phrase : « Non, la page du XXIème siècle n'est pas vierge. Nos parents nous ont précédés comme nous précédons les enfants qui naissent et grandissent aujourd'hui. Ces derniers parleront selon la confiance que nous aurons faite au langage et à sa vieille sagesse plurielle. »
Je vous souhaite de transmettre à vos enfants, à vos élèves, à votre entourage, une langue belle, riche, nuancée, de bon sens et assise sur la raison. « Aménageons pour les jeunes générations une scène humaine suffisamment bienveillante pour accueillir l'enfant dans l'univers du langage et l'inviter à y prendre place(Wittgenstein). »
Publié par gregoirekueny à 11:08:42 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (2) | Permaliens