Grégoire Kueny
Professeur agrégé Education physique et sportive. Ancien instituteur
Auteur de "La famille est l'avenir de l'école" (F.X.Guibert 2000)
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Dans l'Express du 30/05/2005 on peut lire un article très intéressant sur l'efficacité des classes de CP ayant peu d'élèves.
(École Fausses additions au CP par Delphine Saubaber)
Mon commentaire : La baisse des effectifs n'a aucun effet sur les compétences en lecture dans la mesure où on utilise les mêmes méthodes. Seule l'utilisation de méthodes syllabiques et analytiques de lecture améliorera significativement les résultats.
(Texte paru dans l'express) :" Diminuer le nombre d'élèves n'aboutit pas à de meilleurs résultats, selon une étude du ministère de l'Education
Pour doper les résultats scolaires, il faudrait faire fondre les effectifs des classes, c'est le leitmotiv du petit monde de l'éducation depuis des décennies. Pourtant, si l'on en croit une récente étude de la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) du ministère de l'Education nationale, réduire, même fortement, le nombre d'élèves en cours préparatoire (CP) est, en soi, d'un «intérêt pratiquement nul». Des conclusions qui viennent à l'appui du diagnostic de l'inspection générale, qui avait déjà jugé décevante une expérimentation lancée en 2002 et élargie en 2003, dans le cadre de la lutte contre l'illettrisme chère à Luc Ferry. L'étude de la DEP a été menée sur une centaine de CP accueillant surtout des enfants défavorisés, divisés en deux groupes: CP à 8-12 élèves et CP à effectif habituel. La DEP a passé au crible les résultats (écriture, maths...) sur une période s'étalant de l'entrée à l'école primaire (octobre 2002) à la fin du CE 1 (juin 2004). Certes, les élèves des CP réduits devancent, en fin d'année, de 3,7 points leurs congénères des classes habituelles. Ce bonus «significatif mais limité» s'estompe néanmoins à l'entrée en CE 1, pour disparaître à la fin de cette année-là. Il n'apporte par ailleurs «rien en termes d'équité», puisque la réduction des effectifs «ne profite pas plus aux élèves les plus défavorisés qu'aux autres». Enfin, la DEP assure que l'impact de la réduction des effectifs sur les pédagogies est «limité», même si les maîtres des CP réduits varient davantage leurs pratiques que les autres...
Alors, si la baisse des effectifs n'est pas la panacée, qu'est-ce qui marche? Ce qui influence vraiment les résultats scolaires, conclut la DEP, c'est le «contexte» (composition de la classe, école...) et la pédagogie du maître. Le niveau de l'élève à son entrée en CP s'avère lui aussi très déterminant. A quand une enquête sur les maternelles?"
Publié par gregoirekueny à 19:01:57 dans Lecture au CP. | Commentaires (0) | Permaliens
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