Grégoire Kueny
Professeur agrégé Education physique et sportive. Ancien instituteur
Auteur de "La famille est l'avenir de l'école" (F.X.Guibert 2000)
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Le bon sens commence à triompher.
Le Monde de l'éducation, commentant un article de « La revue française de pédagogie »* et citant une étude québécoise ; « les mesures les plus efficaces à privilégier auprès des élèves, provenant de milieux défavorisés, se situent directement dans la salle de classe » publie le commentaire suivant :
« Encore faut-il trouver une pédagogie adéquate. Elle existe, semble-t-il. Dans le primaire, seul un enseignement « explicite, systématique et intensif » ferait ses preuves dans l'apprentissage de la lecture, de l'écriture ou des mathématiques. Les méthodes centrées sur l'élève sont donc à proscrire. Non seulement elles s'avèrent inefficaces mais elles sont franchement négatives : l'enfant y perd l'estime de soi. »
Je ne cesse depuis une dizaine d'années de le dire. J'ajouterai que les méthodes analytiques ou syllabiques de lecture sont parfaitement adaptées à ce type d'apprentissage et correspondent au fonctionnement cérébral des enfants. En savoir plus : http://www.soutien-scolaire-plus.net/
*(Vincent Dupriez, Xavier Dumay L'égalité des chances à l'école : analyse d'un effet spécifique de la structure scolaire)
Publié par gregoirekueny à 14:38:52 dans Lecture | Commentaires (0) | Permaliens
C'est le titre d'un livre pour enfants paru aux éditions L'école des loisirs.C'est l'histoire d'un petit loup qui aurait deux mamans.
Tout d'abord Jean ne peut avoir deux mamans. Il vit avec deux femmes à la maison, dont une seule est sa mère. Dans cet ouvrage l'homoparentalité est présentée comme un modèle familial parmi d'autres. L'auteur Ophélie Texier explique que son ouvrage: "est une tentative de première explication aux tout-petits pour qu'ils puissent mieux comprendre les situations face auxquelles ils se retrouvent de plus en plus souvent." Cette situation, contrairement à ce qu'affirme l'auteur est marginale. Je partage l'analyse d'Edwige Antier parue dans le Figaro du 9 septembre 2005.
"Les bibliothèques n'ont pas à véhiculer des idées marginales"
"Ce genre d'histoire peut nuire à la construction de l'enfant"
LE FIGARO. Que pensez-vous de ces ouvrages destinés aux plus jeunes ?
Edwige ANTIER. - Je trouve que c'est n'importe quoi ! Aujourd'hui, dans notre société, on ne laisse pas les parents être les acteurs de l'éducation de leurs propres enfants ! On le voit avec ce genre de livres mais aussi à travers certains débats ou propos sur Internet, à la télévision, etc. Tout cela veut se substituer au libre arbitre et au choix des parents. C'est pourtant à eux et rien qu'à eux de décider quelles valeurs inculquer à leurs enfants.
Et l'homoparentalité, c'est une valeur ?Pas une valeur, mais un fait marginal. Elle véhicule donc, dans ce sens, des antivaleurs. Or, les idées marginales doivent être le choix des parents, en aucun cas celui d'une bibliothèque municipale ou d'une mairie. Cela n'est pas du ressort d'une institution publique. Le premier devoir d'une bibliothèque est de respecter le choix des familles. Que ces lieux de culture et d'éveil soient responsables et, surtout, respectons les transmissions intrafamiliales, à la fin !
D'un point de vue psychologique, qu'implique le fait de parler de l'homoparentalité à un jeune enfant ?De zéro à 6 ans, ce que vous voyez et entendez, vous l'engrangez comme un fait intangible, cela se colle dans la mémoire. Même s'il ne sait pas lire, un enfant capte des messages, lesquels lui paraissent comme un fait acquis. A cet âge-là, la structuration du psychisme est en pleine construction du complexe d'Oedipe. L'enfant est en train de prendre ses repères, il fixe sa place par rapport à son père et sa mère, il construit qui il est. Il est donc une marmite émotionnelle où chaque livre, chaque jeu aide à cette construction. Or, lire ou raconter ce genre d'histoire bouleverse tout et peut nuire à la construction psychique.
Pédiatre, Edwige Antier est diplômée en psychopathologie de l'enfant. Auteur de nombreux ouvrages, elle vient de publier Dolto en héritage. Tout comprendre, pas tout permettre, collection «Réponses», Robert Laffont/France Inter, 2005
Publié par gregoirekueny à 16:33:20 dans Lecture | Commentaires (8) | Permaliens
Selon Roland Goigoux *, nous aurions enfin trouver la ou les méthodes miracles, et je l'ignorais utilisées depuis trente ans. Les instituteurs de CP n'utiliseraient pas de méthodes syllabiques, mixtes ou globales mais des méthodes "intégratives". Selon l'auteur, elles auraient fait "la preuve de leur efficacité" et "viseraient à développer simultanément, et en interaction, toutes les compétences requises pour lire et écrire. "L'auteur propose de regrouper sous l'appellation "intégrative" des manuels comme Abracadalire, Crocolivre, Gafi, Ribambelle, etc. Il ajoute qu' "à l'entrée au collège aujourd'hui, les deux tiers des élèves, ceux qui décrocheront le baccalauréat huit ans plus tard, sont d'excellents lecteurs qui accèdent à une compréhension fine des textes, sachant lire l'implicite entre les lignes ; c'est un progrès significatif, même s'il reste insuffisant, que l'on doit à la rénovation de l'enseignement de la lecture, de la maternelle au CM 2."
Monsieur Goigoux doit avoir du mal à lire et ignore, ou fait semblant d'ignorer la réalité. Selon les chiffres du ministère concernant les tests d'entrée en sixième pour l'année 2004 :
"-item « maîtriser les outils de la langue pour lire » : 42,5 % n'ont pas acquis cette compétence
-item « maîtriser les outils de la langue pour écrire » : 53% n'y parviennent pas
-item « produire un texte » : 39,5% en sont incapables ! "
Les méthodes dites "intégratives" auraient-elles une quelconque responsabilité dans cet état de fait? De nombreux parents qui ne sont pas dupes réclament des méthodes syllabiques (Boscher, Léo et Léa ou autres) ou les achètent (Boscher en vend environ 80 000 par an). Mon expérience personnelle me montre tous les jours les lacunes des élèves en lecture.
Monsieur Goigoux ajoute que " les méthodes de lecture ont dû évoluer parce que les exigences de la scolarité primaire se sont accrues et qu'on ne se contente plus, comme il y a trente ans, de former une minorité de bons lecteurs, seuls capables de suivre une scolarité longue". Cet universitaire doit être bien loin des gens du peuple. Je rencontre de nombreuses personnes (artisans, employés, ouvriers...) qui maîtrisent la lecture et qui lisent. Certains ont même développé une analyse fine et réfléchissent fort judicieusement. Alors qu'aujourd'hui même les bons élèves ont des difficultés à analyser rigoureusement des textes et à penser de manière rationnelle.
Les faits, le bons sens et la prise de conscience des parents auront raison des théories fumeuses et des analyses déconnectées de la réalité.
* Roland GOIGOUX, professeur des Universités, Directeur d'un laboratoire de recherche sur l'enseignement a publié le 2 septembre dans LIBERATION un article intitulé "Global, syllabique ou autres, les méthodes d'apprentissage de la lecture ont fait la paix. La guerre des méthodes est finie"
Publié par gregoirekueny à 14:07:55 dans Lecture | Commentaires (0) | Permaliens
Certains enfants rencontrent des difficultés pour apprendre à lire au CP. Le plus souvent c'est la méthode utilisée qui est à l'origine de ces difficultés.
Pour y remédier il faut reprendre la base en utilisant une méthode syllabique. La méthode Boscher est facile à utiliser. Une fois que l'enfant aura compris le mécanisme d'analyse synthèse, il parviendra à déchiffrer. Il faudra alors analyser le texte avec lui pour l'aider à comprendre le sens.
Publié par gregoirekueny à 21:41:09 dans Lecture | Commentaires (1) | Permaliens
Lire c'est être capable de déchiffrer et de comprendre.
Déchiffer c'est établir la correspondance entre les signes écrits et les sons.
Lire c'est donc réussir à faire correspondre des signes graphiques avec les sons de la langue, donner un sens à ces assemblages à partir des éléments mis en mémoire et les intégrer dans des ensembles de plus en plus complexes que constituent les mots, les groupes de mots, les phrases et les textes.
Mais pour comprendre il ne suffit pas de connaître le sens de tous les mots. C'est nécessaire mais pas suffisant. Il faut être capable de faire des liens entre les différents mots utilisés. Il faut maîtriser des notions grammaticales et de conjugaison. Il faut être capable d'analyser.
Publié par gregoirekueny à 22:34:04 dans Lecture | Commentaires (0) | Permaliens
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