Grégoire Kueny
Professeur agrégé Education physique et sportive. Ancien instituteur
Auteur de "La famille est l'avenir de l'école" (F.X.Guibert 2000)
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> Le sujet (les candidats devaient répondre à 4 questions) :
1- Indiquer les effets de la pilule sur l'ovaire, la muqueuse utérine et la glaire cervicale.
2- Expliquer le mécanisme par lequel agit cette pilule.
3- Citer 2 autres moyens contraceptifs. Donner le principe de leur action contraceptive.
4- Dégager des arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG en France et argumenter l'idée selon laquelle l'avortement n'est pas considéré comme un moyen de contraception à partir du document suivant :
IVG : la stabilité des chiffres cache de nouveaux comportements.
Trente ans après l'entrée en vigueur de Ia loi Veil, "la contraception et, en cas d'échec, le recours à l'IVG ont permis le passage d'un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie, contribuant ainsi à redéfinir la parentalité au féminin, comme au masculin" estime Population et Sociétés.
Et, contrairement à ce qu'affirmaient les opposants à l'avortement lors de l'adoption de la loi, la légalisation de l'IVG n'a pas eu d'impact démographique.
"Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable" explique Mme Bayes.
La fécondité française, qui avait fortement baissé de 1964 à 1976, est stabilisée : depuis trente ans, le nombre d'enfants souhaités par les français est inchangé et les femmes en ont toujours autant.
(Source : Extrait du Monde du Jeudi 9 décembre 2004)
> Le corrigé (disponible sur le site www.franceexamen.com et www.lemonde.fr)
Question 3 : Le préservatif et le stérilet sont deux autres moyens contraceptifs. Tous deux s'opposent à la rencontre des gamètes en empêchant les spermatozoïdes de rejoindre l'ovule.
Question 4 : Le document 4 permet de dégager plusieurs arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG :
- La maternité n'est plus contrainte mais choisie
- La parentalité est conjointe
- Il n'y a pas eu d'incidence sur la fécondité
Commentaire :
Les questions sont orientées et ne laissent pas le choix aux candidats.
Concernant le corrigé, il faut préciser que le stérilet n'est pas un contraceptif mais un abortif. La substance active du stérilet est le cuivre ou une hormone. Il ne bloque pas l'ovulation, mais empêche la nidation en irritant la paroi de l'utérus.
La question 4 est orientée et incomplète. Il peut y avoir des arguments en défaveur de l'autorisation légale. Lorsqu'on demande à des élèves d'examiner une question, il est important de leur permettre d'exercer leur intelligence et leur jugement critique.
Difficile également après lecture des documents de conclure à une relation entre IVG et démographie. Or il y en a forcément une. Certaines femmes avortent plusieurs fois et certaines n'ont plus d'enfants par la suite. L'enfant ou les enfants supprimés ne sont donc pas remplacés. Sans IVG il est logique de penser que le nombre d'enfants par famille serait plus élevé, puisque on ne pourrait pas les supprimer et que toutes les méthodes de contraception ne sont pas fiables à 100%.
Le corrigé évoque "la parentalité conjointe". Or on sait en réalité que la femme est souvent seule face à l'avortement.
Il est regrettable que les candidats ne puissent pas exercer leur intelligence et leur jugement.
Publié par gregoirekueny à 09:34:17 dans BAC Epreuve scientifique 2005 | Commentaires (1) | Permaliens
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