Grégoire Kueny
Professeur agrégé Education physique et sportive. Ancien instituteur
Auteur de "La famille est l'avenir de l'école" (F.X.Guibert 2000)
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Publié par gregoirekueny à 16:53:29 dans Politique et société | Commentaires (0) | Permaliens
C'est le titre d'un livre pour enfants paru aux éditions L'école des loisirs.C'est l'histoire d'un petit loup qui aurait deux mamans.
Tout d'abord Jean ne peut avoir deux mamans. Il vit avec deux femmes à la maison, dont une seule est sa mère. Dans cet ouvrage l'homoparentalité est présentée comme un modèle familial parmi d'autres. L'auteur Ophélie Texier explique que son ouvrage: "est une tentative de première explication aux tout-petits pour qu'ils puissent mieux comprendre les situations face auxquelles ils se retrouvent de plus en plus souvent." Cette situation, contrairement à ce qu'affirme l'auteur est marginale. Je partage l'analyse d'Edwige Antier parue dans le Figaro du 9 septembre 2005.
"Les bibliothèques n'ont pas à véhiculer des idées marginales"
"Ce genre d'histoire peut nuire à la construction de l'enfant"
LE FIGARO. Que pensez-vous de ces ouvrages destinés aux plus jeunes ?
Edwige ANTIER. - Je trouve que c'est n'importe quoi ! Aujourd'hui, dans notre société, on ne laisse pas les parents être les acteurs de l'éducation de leurs propres enfants ! On le voit avec ce genre de livres mais aussi à travers certains débats ou propos sur Internet, à la télévision, etc. Tout cela veut se substituer au libre arbitre et au choix des parents. C'est pourtant à eux et rien qu'à eux de décider quelles valeurs inculquer à leurs enfants.
Et l'homoparentalité, c'est une valeur ?Pas une valeur, mais un fait marginal. Elle véhicule donc, dans ce sens, des antivaleurs. Or, les idées marginales doivent être le choix des parents, en aucun cas celui d'une bibliothèque municipale ou d'une mairie. Cela n'est pas du ressort d'une institution publique. Le premier devoir d'une bibliothèque est de respecter le choix des familles. Que ces lieux de culture et d'éveil soient responsables et, surtout, respectons les transmissions intrafamiliales, à la fin !
D'un point de vue psychologique, qu'implique le fait de parler de l'homoparentalité à un jeune enfant ?De zéro à 6 ans, ce que vous voyez et entendez, vous l'engrangez comme un fait intangible, cela se colle dans la mémoire. Même s'il ne sait pas lire, un enfant capte des messages, lesquels lui paraissent comme un fait acquis. A cet âge-là, la structuration du psychisme est en pleine construction du complexe d'Oedipe. L'enfant est en train de prendre ses repères, il fixe sa place par rapport à son père et sa mère, il construit qui il est. Il est donc une marmite émotionnelle où chaque livre, chaque jeu aide à cette construction. Or, lire ou raconter ce genre d'histoire bouleverse tout et peut nuire à la construction psychique.
Pédiatre, Edwige Antier est diplômée en psychopathologie de l'enfant. Auteur de nombreux ouvrages, elle vient de publier Dolto en héritage. Tout comprendre, pas tout permettre, collection «Réponses», Robert Laffont/France Inter, 2005
Publié par gregoirekueny à 16:33:20 dans Lecture | Commentaires (8) | Permaliens
Les auteurs du " Livre noir de la psychanalyse" (Catherine Meyer, les Arènes 2005) se livrent à une offensive multiple contre Freud.
Faut-il vraiment se débarrasser de Freud? A mon sens, même si je ne partage pas toutes ses conclusions, je retiendrai certaines pistes :
- l'idée que l'homme ne se connaît pas spontanément lui-même au travers de sa conscience, mais a besoin d'un médiateur pour accéder à sa propre vérité
- l'idée qu'une personnalité accomplie se tourne vers l'autre sexe
- le "principe de réalité" qui limite "le principe de plaisir"
- l'idée que le Père et la Loi sont la porte par laquelle l'individu accède au réel et à autrui
- l'universalité de l'inceste...
Freud constitue un obstacle pour les idéologues de la modernité, il faut donc l'abattre .
Publié par gregoirekueny à 10:03:11 dans FREUD | Commentaires (2) | Permaliens
La seule possibilité pour sauver la SNCM consiste à engager les réformes nécessaires refusées par les syndicats : rentabiliser les navires, améliorer la qualité du service et faire des économies.
Cela fait trop longtemps que nos impôts sont gaspillés en pure perte (1,2 milliards depuis 1991). Corsica Ferries fait le même chiffre d'affaires que la SNCM, avec deux fois moins de personnels.
L'attitude des syndicats et des personnels est inacceptable. Le gouvernement doit faire preuve de fermeté pour préserver le bien commun.
Publié par gregoirekueny à 16:53:20 dans Politique et société | Commentaires (10) | Permaliens
Dans l'agir social on vise comme fin le respect et l'épanouissement de la dignité de toute personne humaine. Il s'agit de mettre en œuvre prudemment les moyens adéquats en vue de la fin poursuivie, en tenant compte du nécessaire et du possible.
L'homme doit être traité non comme objet, mais comme sujet de droit. L'organisation sociale comporte trois organisations fondamentales : la famille, la propriété privée et l'Etat. (Trop d'Etat abaisse la famille et décourage la propriété privée. Trop de grandes propriétés abaissent la famille et l'Etat. Trop de grandes familles puissantes abaissent l'Etat et absorbent la répartition équitable de la propriété privée.
L'organisation du travail et des relations de travail doit donc respecter la dignité de la personne et favoriser son expression profonde, et lui assurer familialement une aisance conforme aux temps, lieux et possibilités.
Les relations entre tous les partenaires, acteurs, concurrents doivent être harmonieuses.
La solidarité doit se réaliser à tous niveaux (quartier, entreprise, cité, région, professionnel...). Elle tiendra compte du principe de subsidiarité qui suppose de donner la plus grande initiative possible aux sociétés de base et à les mettre en état de se développer elles-mêmes plutôt que de substituer à elles des sociétés de rang supérieur.
En résumé il s'agit de préserver la dignité de la personne, d'assurer l'équilibre famille-propriété privée-Etat, d'adopter une conception personnaliste et communautaire du travail, de veiller à l'unité dans l'équité et dans l'amitié de tous les membres du corps social, d'appliquer le principe de subsidiarité à tous les échelons (personnels, politiques, internationaux...) de la solidarité humaine.
En clair ni socialisme, ni individualisme. Je repousse le primat du capital privé sur l'homme et le système socialiste du capitalisme d'Etat et j'accepte une économie de marché mais régulée et le rôle du profit. J'ajoute que les hommes constituent le patrimoine le plus précieux de l'entreprise. Les propriétaires d'une société ne peuvent faire passer la loi du profit avant le bien commun. Le droit à la propriété privée comporte des devoirs. Les biens crées par les hommes sont destinés à tous les hommes. (Ni socialisme, ni individualisme).
La fin poursuivie par l'Etat doit être la gérance du bien commun, à travers la législation, le gouvernement exécutif, les autorités judiciaires.
Publié par gregoirekueny à 15:35:45 dans Politique et société | Commentaires (0) | Permaliens