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L'auteur

Grégoire Kueny

Professeur agrégé Education physique et sportive. Ancien instituteur

Auteur de "La famille est l'avenir de l'école"                                (F.X.Guibert 2000)


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Les effectifs réduits au CP n'améliorent pas les résultats | 22 juin 2005

Dans l'Express du 30/05/2005 on peut lire un article très intéressant sur l'efficacité des classes de CP ayant peu d'élèves.
(École Fausses additions au CP par Delphine Saubaber)

Mon commentaire : La baisse des effectifs n'a aucun effet sur les compétences en lecture dans la mesure où on utilise les mêmes méthodes. Seule l'utilisation de méthodes syllabiques et analytiques de lecture améliorera significativement les résultats.

(Texte paru dans l'express) :" Diminuer le nombre d'élèves n'aboutit pas à de meilleurs résultats, selon une étude du ministère de l'Education
Pour doper les résultats scolaires, il faudrait faire fondre les effectifs des classes, c'est le leitmotiv du petit monde de l'éducation depuis des décennies. Pourtant, si l'on en croit une récente étude de la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) du ministère de l'Education nationale, réduire, même fortement, le nombre d'élèves en cours préparatoire (CP) est, en soi, d'un «intérêt pratiquement nul». Des conclusions qui viennent à l'appui du diagnostic de l'inspection générale, qui avait déjà jugé décevante une expérimentation lancée en 2002 et élargie en 2003, dans le cadre de la lutte contre l'illettrisme chère à Luc Ferry. L'étude de la DEP a été menée sur une centaine de CP accueillant surtout des enfants défavorisés, divisés en deux groupes: CP à 8-12 élèves et CP à effectif habituel. La DEP a passé au crible les résultats (écriture, maths...) sur une période s'étalant de l'entrée à l'école primaire (octobre 2002) à la fin du CE 1 (juin 2004). Certes, les élèves des CP réduits devancent, en fin d'année, de 3,7 points leurs congénères des classes habituelles. Ce bonus «significatif mais limité» s'estompe néanmoins à l'entrée en CE 1, pour disparaître à la fin de cette année-là. Il n'apporte par ailleurs «rien en termes d'équité», puisque la réduction des effectifs «ne profite pas plus aux élèves les plus défavorisés qu'aux autres». Enfin, la DEP assure que l'impact de la réduction des effectifs sur les pédagogies est «limité», même si les maîtres des CP réduits varient davantage leurs pratiques que les autres...

Alors, si la baisse des effectifs n'est pas la panacée, qu'est-ce qui marche? Ce qui influence vraiment les résultats scolaires, conclut la DEP, c'est le «contexte» (composition de la classe, école...) et la pédagogie du maître. Le niveau de l'élève à son entrée en CP s'avère lui aussi très déterminant. A quand une enquête sur les maternelles?"

Publié par gregoirekueny à 19:01:57 dans Lecture au CP. | Commentaires (0) |

Bac : liberté de conscience? | 18 juin 2005

Dans l'épreuve scientifique du Bac 2005 pour les élèves de Première L  il est demandé aux candidats (toutes académies confondues) de « dégager des arguments en faveur de l'avortement ». Or le texte à commenter contient des affirmations scientifiquement inexactes, donc idéologiquement suspectes.
Voici le détail du sujet proposé (2 sujets au choix dont celui-ci) :

> Le sujet (les candidats devaient répondre à 4 questions) :  
1- Indiquer les effets de la pilule sur l'ovaire, la muqueuse utérine et la glaire cervicale. 
2- Expliquer le mécanisme par lequel agit cette pilule. 
3- Citer 2 autres moyens contraceptifs. Donner le principe de leur action contraceptive.
4- Dégager des arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG en France et argumenter l'idée selon laquelle l'avortement n'est pas considéré comme un moyen de contraception à partir du document suivant :

IVG : la stabilité des chiffres cache de nouveaux comportements.
Trente ans après l'entrée en vigueur de Ia loi Veil, "la contraception et, en cas d'échec, le recours à l'IVG ont permis le passage d'un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie, contribuant ainsi à redéfinir la parentalité au féminin, comme au masculin" estime Population et Sociétés
Et, contrairement à ce qu'affirmaient les opposants à l'avortement lors de l'adoption de la loi, la légalisation de l'IVG n'a pas eu d'impact démographique. 
"Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable" explique Mme Bayes. 
La fécondité française, qui avait fortement baissé de 1964 à 1976, est stabilisée : depuis trente ans, le nombre d'enfants souhaités par les français est inchangé et les femmes en ont toujours autant. 
(Source : Extrait du Monde du Jeudi 9 décembre 2004)
 

> Le corrigé (disponible sur le site www.franceexamen.com  et www.lemonde.fr
 

Question 3 : Le préservatif et le stérilet sont deux autres moyens contraceptifs. Tous deux s'opposent à la rencontre des gamètes en empêchant les spermatozoïdes de rejoindre l'ovule.
Question 4 :
Le document 4 permet de dégager plusieurs arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG :
- La maternité n'est plus contrainte mais choisie 
- La parentalité est conjointe 
- Il n'y a pas eu d'incidence sur la fécondité

 Commentaire :

Les questions sont orientées et ne laissent pas le choix aux candidats.

Concernant le corrigé, il faut préciser que le stérilet n'est pas un contraceptif mais un abortif. La substance active du stérilet est le cuivre ou une hormone. Il ne bloque pas l'ovulation, mais empêche la nidation en irritant la paroi de l'utérus.

La question 4 est orientée  et incomplète. Il peut y avoir des arguments en défaveur de l'autorisation légale. Lorsqu'on demande à des élèves d'examiner une question, il est important de leur permettre d'exercer leur intelligence et leur jugement critique.

Difficile également après lecture des documents de conclure à une relation entre IVG et démographie. Or il y en a forcément une. Certaines femmes avortent plusieurs fois et certaines n'ont plus d'enfants par la suite. L'enfant ou les enfants supprimés ne sont donc pas remplacés. Sans IVG il est logique de penser que le nombre d'enfants par famille serait plus élevé, puisque on  ne pourrait pas les supprimer et que toutes les méthodes de contraception ne sont pas fiables à 100%.

Le corrigé évoque "la parentalité conjointe". Or on sait en réalité que la femme est souvent seule face à l'avortement.

Il est regrettable que les candidats ne puissent pas exercer leur intelligence et leur jugement.


Publié par gregoirekueny à 09:34:17 dans BAC Epreuve scientifique 2005 | Commentaires (1) |

Quel avenir pour les élèves? | 15 juin 2005

C'est la période des conseils de classe. Quels que soient les résultats des élèves, ils passent quasiment tous dans le cours supérieur. Trois cas peuvent se présenter. Ils ont des résultats corrects: le passage est logique. Ils n'ont pas de bons résultats : ils passent dans le cours supérieur parce qu'on estime qu'un redoublement ne serait pas efficace et qu'il ont souvent une année de retard. Certains sont pénibles et on ne veut pas les garder une année supplémentaire. Ils choisissent une troisième d'insertion (enseignement adapté) ou une troisième découverte professionnelle (option de 6 heures). Pour ce dernier choix, s'ils ne sont pas acceptés ils intégreront une troisième générale et seront en échec à nouveau tout en empêchant, pour certains, les autres de travailler correctement.

Nos élèves méritent que les adultes leur offrent une formation adaptée à leurs capacités et à leurs aspirations. De nombreux élèves, contraints de rester dans le cursus général jusqu'à seize ans perdent leur temps et prennent de mauvaises habitudes. Il faudrait permettre à ces jeunes, dès l'âge de quatorze ans, de suivre une formation de qualité pour apprendre un métier. Nombreux sont ceux qui savent ce qu'ils veulent faire dès 14 ans et  n'attendent qu'une chose : quitter le cursus général dans lequel ils sont en échec. Une formation à un métier de qualité, permettrait à ceux qui en bénéficient, de trouver un travail dès dix-huit ans. Chacun sait qu'il est de plus en plus difficile aujourd'hui de trouver un artisan compétent et sérieux.

Publié par gregoirekueny à 21:48:18 dans Orientation | Commentaires (0) |

""""La france aux ordres d'un cadavre "de Maurice Druon""" | 03 juin 2005

Un livre très intéressant publié aux éditions de Fallois et du Rocher et qui montre dans un langage clair que la France est toujours sous influence marxiste, pour son plus grand malheur. Il montre comment une minorité organisée et déterminée réussit à s'imposer à une majorité molle, y compris en la terrorisant.

Il retrace l'influence de l'ex-URSS dans notre pays qui se poursuit encore de nos jours. La stratégie employée consistait à appliquer la doctrine de SUN-Zu (stratège chinois) : conquérir un pays sans livrer bataille en l'affaiblissant de l'intérieur, en le minant moralement et en diminuant ses ressources. Pour cela tous les moyens sont bons : désinformation, excitation des rivalités intérieures, infiltration des administrations par des agents de propagande, discrédit jeté sur les chefs par de fausses accusations...

Maurice Druon remarque avec justesse que Moscou invite les français à des attitudes totalement contraires à celles prônées en URSS. Sous le joug communiste on exigeait l'exaltation de la patrie, l'émulation dans le travail et l'interdiction des grèves. Tout le contraire de ce que le parti communiste français et son relais syndical la CGT appliquaient en France.

L'auteur note que l'Allemagne, qui n'a pas eu de parti communiste, a connu une économie florissante. (à suivre)

Publié par gregoirekueny à 09:23:43 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (0) |

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