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L'auteur

Grégoire Kueny

Professeur agrégé Education physique et sportive. Ancien instituteur

Auteur de "La famille est l'avenir de l'école"                                (F.X.Guibert 2000)


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Diversion | 28 mai 2005

Le referendum est-il vraiment aussi important qu'on le croit? N'est-ce pas une diversion ou un manque de courage pour aborder les vrais problèmes?

La France souffre de trois maux : un déficit démographique, un déficit éducatif et un déficit moral.

Publié par gregoirekueny à 22:49:37 dans Référendum | Commentaires (2) |

Mon combat contre la violence. Jean-Marie Petitclerc | 17 mai 2005

Mon combat contre la violence par Jean-Marie Petitclerc (Bayard 2005).

 L'auteur, prêtre salésien, polytechnicien et éducateur spécialisé est actuellement responsable d'une association de prévention dans un quartier sensible. Je vous propose d'exposer les idées essentielles de l'ouvrage. 

La violence vient d'un manque d'éducation, de la difficulté pour les adultes actuels à apprendre aux jeunes à réguler leur agressivité. C'est l'idée principale qui sous-tend toute la réflexion et l'action de l'auteur. Il s'inspire beaucoup de la vie de Don Bosco, pour qui  la jeunesse est une chance pour la société.

Il distingue trois types de violences : La violence comme explosion émotive lorsqu'on n'a que ce moyen pour exprimer un profond mal de vivre, la violence comme cri quand on ne se sent pas reconnu et la violence calculée pour dominer ou dépouiller les autres.

Apprendre aux enfants à  maîtriser leur agressivité est plus efficace que la prison.

Depuis les années 70, l'autorité s'appuie sur la crédibilité de l'adulte. « Les jeunes ont besoin de rencontrer des adultes qui vivent une réelle cohérence entre le dire et le faire. » Il ajoute que le « dire doit pourvoir orienter le faire » et que « si mon comportement n'est pas à la hauteur de mes principes, je dois être capable de m'en excuser et demander pardon. »

La famille.

Les familles actuelles ont tendance à constituer un petit nid douillet sans conflit. Certains parents pensent que  « l'apprentissage du  vivre ensemble » doit être remplit exclusivement par l'école.

Leur rôle :

Le Père doit marquer les limites. La jalousie entre frères et sœurs étant naturelle, les parents doivent apprendre à leurs enfants qu'il n'y a pas de risque pour lui à partager l'amour de ses parents. L'enfant a besoin à la fois d'être aimé et d'être confronté à ses limites. Expression de l'amour et transmission des repères sont nécessaires pour éviter que l'enfant ne sombre dans la violence. A deux c'est plus facile.

Comment aider les parents?

En revalorisant le rôle parental et en leur permettant d'exprimer leurs souffrances. Notre société doit se donner comme objectif de mieux aider les parents. Il souligne la difficulté de toucher les familles vraiment en difficulté qui se replient sur elles-mêmes. Il préconise le soutien d'un adulte (qui joue le rôle de tiers) qui a la confiance des parents et qui peut accompagner l'adolescent qui grandit.

L'école:

Elle secréte une violence institutionnelle, car les élèves en échec sont humiliés, ce qui engendre des comportements violents. L'échec scolaire sécrète de la violence, il faut donc  à tout prix lutter contre.

Solutions : Instaurer un climat de confiance entre adultes et jeunes et permettre aux élèves d'exprimer leur mal-être. Il cite don Bosco qui affirme que chaque jeune possède des trésors cachés en lui et a des compétences que l'éducateur doit être capable de déceler. Il faut utilisr une pédagogie de la réussite. Il prend comme exemple les professeurs d'eps qui adaptent les difficultés aux possibilités des élèves. « Seule la mémorisation de la réussite antérieure peut donner le courage d'affronter la difficulté présente.»

Attitude à adopter par l'éducateur : être ferme, en restant à l'écoute.

Sanction 

Prévention et sanction vont de pair. La sanction doit être cohérente, donc tenir compte de la gravité de l'acte. Il est indispensable de sanctionner à la première transgression (80% des jeunes mineurs sanctionnés dès le premier délit ne récidivent pas.). Un jeune a toujours une part de responsabilité dans les actes qu'il commet. Nécessité de mettre en place une justice de proximité. Respecter plutôt que tolérer. « Le respect c'est l'acceptation de la différence ».

Publié par gregoirekueny à 17:13:40 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (2) |

Journée de solidarité? | 16 mai 2005

Je me suis rendu en cours à 8h 50. Pas d'élèves.

De nombreux élèves étant livrés à eux-mêmes (Pas de surveillants, ni de conseiller principal d'éducation, pas de documentaliste) j'ai proposé au principal-adjoint de surveiller les élèves présents dans la cour dans une salle d'étude.

11h : 3 élèves de troisième.

14h. Sur 26 élèves de sixième pas un seul élève présent.

Cette journée a sûrement contribué à donner aux élèves le sens des responsabilités et du travail!

Publié par gregoirekueny à 20:43:11 dans Lundi de Pentecôte | Commentaires (0) |

Karl marx et le communisme | 11 mai 2005

Je reprends le commentaire d'un internaute qui affirme que :  « le communisme de l'Union Soviétique n'est qu'une déformation et une mauvaise interprétation de l'idéologie marxiste »

J'aimerai que quelqu'un me cite un seul pays ou le communisme n'a pas échoué. Les faits prouvent que tous les pays communistes ont été totalitaires et criminels.

1.     Un bilan chiffré approximatif des crimes :

- URSS 20 millions de morts, - Chine 65 millions, - Vietnam 1 million, - Corée du Nord 2 millions, - Cambodge 2 millions, - Europe de l'Est 1 million, - Amérique latine 150 00, - Afrique 1,7 million, - Afghanistan 1,5 million, - mouvement communiste international et partis communistes nonau pouvoir, une dizaine de milliers de morts. Le total approche la barre des 100 millions. (S. Courtois, Le livre noir du communisme,Robert Laffont, p.12-14) Tous ces pays auraient donc mal interprété l'idéologie marxiste ? Cela fait beaucoup.

2.     Karl Marx a composé un drame peu connu intitulé Oulanem, pendant ses années d'études dont voici un extrait :

 « S'il y a quelque chose capable de détruire, Je m'y jetterai à corps perdu, quitte à mener le monde à la ruine.Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l'abîme, Je le fracasserai en mille morceaux  A force de malédictions ; J'étreindrai dans mes bras sa réalité brutale, Dans mes embrassements il mourra sans un mot, Et s'effondrera dans un néant total, Liquidé, sans existence, Oui, la vie, ce sera vraiment cela ! » (citation extraite de, Robert Payne, The Unknown Karl Marx,(Karl Marx inconnu) New York University Press, 1971).

Lorsque Marx a écrit cela il n'avait pas 20 ans. Déjà il veut mener le monde à sa perte. Georges Jung, ami de Marx, écrit en 1841 :« Marx va sûrement chasser Dieu de son ciel et il fera lui-mêmeson procès. Il prétend que la religion chrétienne est l'une des plus immorales » (Conversations avec Marx et Engels. Insel éditeur,Allemagne, 1973).

On sait aujourd'hui que les chrétiens ont été systématiquement torturés dans les pays communistes. Ils n'ont fait qu'appliquer les pensées et idéaux de Marx. Les soviets qui prirent comme slogan « Chassons les capitalistes de la terre et Dieu du ciel » étaient fidèles à l'héritage de Karl Marx.

3.     Bakounine s'est rallié en 1867 à la Première Internationale que Karl Marx avait lancé en 1864. Bakounine déclarait : « Dans cette révolution, il faudra réveiller le diable chez le peuple et exciter en lui les passions les plus viles »(Cité dans Dzerjinski par R. Gul, « Most » Pub. House, New york).

Mazzini qui  connaissait bien Karl Marx déclarait à son sujet : « Il a l'esprit destructeur et son cœur déborde plus de haine que d'amour pour les hommes ». (Karl marx, par Fritz Raddatz, édité par Hoffmann et Campe, Allemagne, 1975).

On voit bien que « Marx homme plein d'amour pour l'humanité », n'est qu'un mythe forgé après sa mort.

4.     Citations :

En novembre 1913 Lénine écrit à Maxime Gorki (extrait) : « Des millions de péchés, de méfaits, d'oppressions et d'épidémies sont...moins dangereux que la plus vague idée, la notion la plus ténue d'un quelconque dieu, fût-elle déguisée sous l'apparence du plus bel idéal » (Œuvres complètes de Lénine). Sans commentaires.

Moses Hess, qui a converti Marx et Engels à l'idée socialiste, écrit à Lassalle : « Je passerai au fil de l'épée tous les citoyens qui opposeront résistance aux efforts du prolétariat » (Lettre à Lassale, Correspondance de Moses Hess, éd. Gravenhage, 1959). Marx nous dit la même chose en d'autres termes : « La violence est la sage-femme qui aide la nouvelle société à naître des entrailles de l'ancienne » (Le Capital). Les pays communistes ont appliqué ces idées à la lettre.

Marx était un grand admirateur de Babeuf, révolutionnaire français. Ce dernier déclarait : « L'amour de la révolution a réussi à tuer en moi tout autre amour et m'a rendu aussi cruel que le diable ».

Conclusion :

On voit bien que le but de Marx n'était pas comme on continue de le prétendre, la distribution équitable des biens ou de meilleures institutions sociales.

On peut lire dans les œuvres choisies de Marx (Selected Works, vol 2, p.248) : « Dans les signes qui égarent les classes moyennes, l'aristocratie et les prophètes de la régression, nous reconnaissons évidemment notre brave ami Robin Goodfellow, la vieille taupe, le valeureux pionnier dont les menées souterraines peuvent si rapidement semer la révolution. »

Qui est ce Robin Goodfellow, brave ami de Karl Marx ? Dans le dictionnaire Oxford Companion to English Literature, Robin Goodfellow est défini comme « esprit méchant ou malicieux » (evil or malicious spirit). Autrement dit un démon. Shakespeare dans un Songe d'une Nuit d'Eté l'appelle « the knavish spirit «  (l'esprit fourbe).

Ainsi, selon Marx lui-même, considéré comme le père du communisme, un démon est son ami personnel et l'auteur de la révolution communiste.

Publié par gregoirekueny à 23:45:09 dans Karl Marx | Commentaires (14) |

Réflexion de Jean-Paul II | 10 mai 2005

"...Si l'homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu'un groupe d'hommes soit anéanti. Des décisions de ce genre furent prises par exemple sous le troisième Reich, par des personnes qui étant arrivées au pouvoir par des voies démocratiques, s'en servirent pour mettre en oeuvre les programmes pervers de l'idéologie national-socialiste qui s'inspirait des présupposés racistes. Des décisions analogues furent prises par le parti communiste de l'Union soviétique et des pays soumis à l'idéologie marxiste. C'est dans ce contexte qu'a été perpétré l'extermination des Juifs, de même que celle d'autres groupes, comme par exemple l'ethnie rom, les paysans d'Ukraine, le clergé orthodoxe et catholique en Russie, en Biélorussie et au-delà de l'Oural...".

Mémoire et identité  Jean-Paul II Flammarion (p23 et 24)

Publié par gregoirekueny à 00:07:10 dans Livres - Mes lectures - Synthèse et morceaux choisis | Commentaires (9) |

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